Le pays des collines

 

Les espaces infinis des Hautes Terres aux formes amples et déroulées se jouent des variations d’altitude entre 1.000 et 1.500 m. Les paysages de montagnes ressemblent à d’innombrables collines recouvertes de pins et d’eucalyptus, aux formes arrondies et aux plaines herbeuses.

 

Ces Hautes Terres du Centre ont été modelées par la culture du riz rythmée par les saisons des récoltes et la vie quotidienne des paysans Merina et Betsiléo.

 

Le voyage dans cette partie centrale de l’île est une occasion d’aller à la rencontre de ces paysans et de leurs traditions. Troupes de « Hira gasy », cérémonies du retournement des morts et autres fêtes traditionnelles animent les paysages. Leurs marchés animés aux couleurs chatoyantes sont également des occasions uniques pour découvrir l’ambiance souriante malgache.

 

 

Antsirabe, la région du Vakinankaratra et ses anciens volcans


 

La région du Vakinankaratra, et sa capitale Antsirabe, reconnue pour être la ville la plus froide de Madagascar avec ses brumes hivernales persistantes, est caractéristique de la campagne de l’Imerina. Cette escale de fraicheur invite à la balade parmi les cratères arrondis et les lacs volcaniques comme le lac Tritriva, Andraikiba aux couleurs bleutées magnifiques…

 

Ces massifs volcaniques composent l’essentiel des massifs montagneux et dessinent l’épine dorsale des Hautes Terres au centre, en s’étirant sur un chapelet de sommets et de vallées. Le massif de l’Ankaratra, au nord d’Antsirabe est le troisième plus haut sommet du pays qui culmine à 2643 m d’altitude au sommet du mont Tsiafajavona, “qui ne se dégage pas des nuages”. C’est un site enchanteur aux couleurs des petits villages teintés de rose. De nombreuses pistes forestières traversent les pinèdes et de mimosas odorants, où torrents et rivières dévalent le relief mouvementé.

 

Les paysages de cette région sont ponctués de villages d’argile qui émergent de la rizière, bois d’eucalyptus, fours à brique, charrettes à zébus, tombeaux de pierre.

 

Les villages typiques tels qu’ Ambatolampy sont aussi l’occasion de rencontrer des artisans de la forge et de la fonderie, du bois.

 

L’argile des Hautes Terres est le matériau de base de ces maisons traditionnelles aux couleurs de la terre rouge latérite, qui donnent des reflets éclatants lors des fabuleux couchers de soleil.
Une des images caractéristiques de la campagne de l’Imerina est également celle des «tamboho », ces murs craquelants, carrés, rectangulaires ou d’un cercle parfait qui toisent le temps qui passe. A l’intérieur de ces tamboho, vivent les cultivateurs Merina par familles et par petits clans et tout autour, leurs champs et leurs rizières.

 

Antsirabe, la ville d’altitude à 1.550 m, encerclée de ces cônes volcaniques, est une station thermale dont la source attire de nombreux curistes. Les anciens bâtiments sont d’ailleurs ouverts à la visite. C’est l’occasion de gouter à la « Visy Gasy » ou la « Rano Visy », pétillante et sulfureuse eau de source !

Arrivée en terre Betsileo, « le pays des couvertures qui marchent »


 

En descendant plus au Sud des Hautes Terres, nous arrivons à Ambositra. C’est l’arrivée en terre Betsileo !
Le pays Betsileo se présente comme un chevauchement d’énormes blocs de granites enchâssant des vallées étroites.
La brume et les rizières sculptent les montagnes du pays betsileo.
Région agricole par excellence, les rizières sont omniprésentes, les Betsileo sont en effet les premiers riziculteurs du pays.

 

A proximité d’Ambositra, sur sa façade Est, se trouvent le pays « Zafimaniry », sa capitale Antoetra et ses petits villages. En chemin, on découvre l’art funéraire Betsiléo à travers ses tombeaux surmontés de poteaux de bois sculptés, les teza (cœur de bois) dont certains peuvent mesurer jusqu’à 20 m de hauteur.

 

 


Véritable sculpture traditionnelle, l’art Zafimaniry est classé patrimoine immatériel mondial de l’Unesco.

L’influence culturelle Zafimaniry est importante. Elle se retrouve à travers les motifs traditionnels géométriques et les éléments de leur vie quotidienne, tels que les boîtes à miel, les coffres, les instruments, les ustensiles de cuisine.

 

Toujours en continuant plus au Sud, la ville de Fianarantsoa « la ville où on apprend le bien » avec son climat plus tempéré, permet la culture de la vigne, du pêcher et du pommier.

La vieille ville, situé sur les hauteurs, avec sa longue rue pavée, ses escaliers et labyrinthe de petits sentiers en appelle à une jolie balade pour y découvrir ses anciennes maisons.

 

Nous sommes sur la route qui mène vers le Sud, avec sa célèbre route nationale 7 et c’est le lieu de rencontre de deux ethnies principales, les Betsileo et les Bara. La population arbore déjà plus fréquemment les tissus et leur lance sur les épaules. Le dialecte plus prononcé sonne différemment.

 

A la sortie de Fianarantsoa et des Hautes Terres, entre Ambalavao et Ihosy, apparaissent d’imposantes falaises granitiques annonçant les massifs de l’Andringitra. Le pic Boby culmine à 2.658 m.

 

 

 

C’est à Ambalavao sur la route du Sud, que les pasteurs Bara viennent vendre leurs troupeaux de zébus, transhumant dans les pâturages de l’Isalo et du plateau de l’Horombe.

 

La région d’Ambalavao fut le théâtre d’affrontements entre les Merina et l’ethnie des Bara. Le célèbre rocher Ifandana, où se réfugièrent les Bara, avant d’être exécutés par les Merina sous Radama 1er reste un de ces témoignages de l’histoire des royaumes malgaches.